On les connait tous, ces p'tits riens qui nous tracassent. Ces petites questions existencielles qui vous trainent dans la tête. Si anodines qu'on n'a jamais chercher la réponse. Ce blog tente de le faire pour vous !
D'abord, il faut savoir qu'il n'y a pas que les anglais qui roulent à gauche. Pas moins d'un tiers de la population mondiale roule de ce côté-là de la chaussée. Mais, effectivement, il s'agit pour la plupart d'anciens pays du Commonwealth, d'anciennes colonies anglaises parmi lesquelles, l'Inde et ses voisins, là peu près toute l'Océanie ainsi que le Sud-Est de l'Afrique. Vu la croissance démographique de certains de ces pays, ce sera peut-être bientôt nous qui roulerons du « mauvais côté » de la route.
Deux hypothèses coexistent, quant aux raisons de ces différences.
La première explique que cette drôle d'habitude qu'ont pris les anglais date de l'époque des chevaliers. De tous temps, les droitiers ont été largement majoritaires, les chevaliers portaient donc l'épée à gauche pour mieux pouvoir dégainer, et ils se sont mis naturellement à emprunter la gauche de la chaussée pour ne pas emmêler leurs armes quand ils se croisaient.
Mais cela n'explique pas pourquoi les français (et d'autres) ont dans le même temps choisi la droite.
C'est pourquoi j'aurais tendance à privilégier la seconde hypothèse. On sait que la droite a été officiellement choisie en France sous Napoléon. A cette époque, la circulation est surtout constituée de voitures à cheval. Et il y a une vraie différence de conception entre les véhicules anglais et français.
En France, le conducteur est assis sur l'un des deux chevaux, il tient les rênes par la main droite censée être plus forte, il se tient donc sur le cheval de gauche et préfère rouler à droite pour ne pas risquer de se faire écraser si l'attelage verse au fossé.
Le conducteur anglais se tient lui sur un fauteuil central en haut du coche. Et là encore le risque, c'est le fossé. Il préfère donc rouler à gauche parce qu'il lui est alors plus facile de se remettre au centre en s'aidant de son bras le plus fort, le droit.
Tout cela n'a plus lieu d'être mais les habitudes demeurent. La conduite à gauche, c'est un peu comme une drogue, il n'est pas possible d'arrêter progressivement. La moindre rechute de quelques automobilistes aurait des conséquences dramatiques. Ce qui amène d'ailleurs un nouveau p'tit rien qui n'a pas fini de me tracasser : Comment circule-t-on à la frontière terrestre entre un pays qui roule à gauche et un autre qui roule à droite ? Et le cas n'est pas rare.