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  • : Ces P'tits Riens qui me tracassent
  • : On les connait tous, ces p'tits riens qui nous tracassent. Ces petites questions existencielles qui vous trainent dans la tête. Si anodines qu'on n'a jamais chercher la réponse. Ce blog tente de le faire pour vous !
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 11:01

Vous l'avez peut-être remarqué quand éclate un orage, les premières gouttes qui tombent sont souvent très grosses. A tel point que l'on se demande parfois si ce ne sont pas des grêlons. Pourquoi cette taille ?

Le dictionnaire est très clair. Orage : n.m. « perturbation atmosphérique violente... » Autrement dit, par définition, un orage c'est violent (oubliez dès lors l'expression systématique « violent orage » qui ne veut pas dire grand chose). Cela ne surprend donc plus personne de voir tomber, dans ces moments-là, d'énormes gouttes de pluie.

Cette particularité se comprend assez facilement, si l'on prend la peine d'observer deux phénomènes parallèles. D'abord qu'est ce que la pluie ? Ensuite, qu'est ce que l'orage ?

La pluie, c'est simple. Il y a toujours une certaine dose d'humidité dans l'air. En fonction du pourcentage d'humidité et de la température de l'air, cette humidité peut se condenser autour de microparticules de poussières pour former des gouttelettes (un peu comme sur la vitre de votre salle de bain). Si c'est gouttelettes sont trop légères, elle peuvent continuer à flotter dans l'air cela donne du brouillard. Si elles sont plus lourdes, elle tombent au sol, c'est de la pluie !

L'orage maintenant. On aura remarqué que cela se produit souvent en été, voici pourquoi : il fait soleil, ce soleil réchauffe le sol qui absorbe les rayons lumineux, le sol réchauffe l'air, et on se retrouve avec au sol, une masse d'air chaud. Si cette masse d'air chaud se retrouve en dessous d'une masse d'air beaucoup plus froid, l'air chaud ayant tendance à monter, il se produit alors de violent courants d'air vers le haut. Ces courant d'airs verticaux peuvent atteindre les 30m/s, ils entraînent avec eux toute l'humidité ambiante qui se condense à mesure que l'air se refroidit. Mais évidemment avec de tels mouvements d'ascension, les gouttes ne commencent réellement à tomber que lorsqu'elle ont atteint un poids suffisant... CQFD !



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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 01:03

On a tous appris ça très tôt. Après l'éclair vient le tonnerre. C'est systématique, à tel point qu'on a presque oublié de se demander pourquoi les décharges électriques qui zèbrent les ciels d'orages déclenchent ces fantastiques grondements.

La première fois que je me suis posé cette question, on m'avait répondu que c'était parce que l'éclair se déplace à la vitesse de la lumière et qu'en passant le mur du son, il engendrait un bang un peu comme les avions supersoniques. Encore jeune, je m'étais à l'époque satisfait de cette réponse tout à fait farfelue. Mais la question m'a ensuite repris peu à peu. Il est bel est bien vrai que la foudre se déplace à une vitesse astronomique (40 000 km/s) mais l'on est loin de la vitesse de la lumière près de dix fois plus rapide (300 000 km/s). De plus, chaque jour les photons qui constituent la lumière dépassent le mur du son sans que cela déclenche le moindre tonnerre (d'applaudissements... décidément, on ne s'extasie de rien de nos jours...). La réponse est donc bel et bien ailleurs.

En fait, dans cette histoire, la vitesse de la lumière n'intervient que dans le décalage « perçu » entre l'éclair et le tonnerre, car en fin de compte, il est faux de dire qu'après l'éclair vient le tonnerre, ces deux phénomènes se produisent au même moment. Simplement, le son se déplaçant moins vite (340 m/s) que la lumière, on perçoit toujours l'éclair en premier puis le tonnerre.

Il faut donc se rapprocher (théoriquement) de la foudre pour mieux comprendre ce qui se passe. Quand l'éclair part, c'est une décharge de quelque 100 millions de volts qui est libérée. L'éclair peut mesurer jusqu'à une vingtaine de kilomètres sur 3 cm de large. A l'intérieur de ces 3 centimètres, la température monte quasi instantanément jusqu'à 30 000 °. Même par ces temps de canicules, on a du mal à s'imaginer ce que 30 000° peuvent représenter. C'est 6 fois la température du soleil à sa surface. L'air qui passe brutalement d'une température « terrestre » de quelques dizaines de degrés à 30 000° degrés se dilate tellement vite que cela fait l'effet d'une explosion. Cet air surchauffé prend prend immédiatement une place bien plus importante et pousse l'air qui l'entoure, une onde sonore est créée, c'est elle que l'on entend. C'est elle le tonnerre.

Plus l'éclair est ramifié et plus le tonnerre « roulera » longuement, au contraire, si ça « claque » c'est que l'éclair a été plus droit... ou plus proche...

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 08:00

Voler a toujours été l'un des rêves de l'Homme. Avec la technologie actuelle, nous y parvenons assez aisément en grimpant à bord de l'une de ces énormes bêtes de métal que sont les avions. Leur poids est un véritable pied de nez à la pesanteur.

L'homme a finalement gagné son défi face à la gravité. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu penser au départ, ce défi a été relevé non pas en allégeant encore et toujours le poids des engins volants mais tout au contraire, en augmentant leur puissance et indirectement leur masse.*

Il est loin le temps des tous premiers avions directement issus de la technologie du cerf-volant. Le tout premier d'entre-eux (où en tout cas, considéré comme tel) le Wright Flyer 1 pesait - pilote compris - 338 kg. Et c'était déjà pas mal pour le petit moteur 12 cv qui lui permit en 13 secondes d'un vol mémorable (puisqu'on s'en souvient) de parcourir la distance quasi astronomique de 36 mètres et demi. C'était le 17 décembre 1903. Il n'y a finalement pas si longtemps que ça.

A l'époque, le pilote était couché sur l'aile inférieure, aujourd'hui, et notamment avec l'Airbus A380, c'est la course à la grandeur, tout le confort possible et imaginable est présent.

Le poids n'est évidemment pas le même. L'A380 affiche un maximum sur la balance de 560 tonnes au décollage. L'équivalent de 560 Twingo (famille comprise) ou de 1650 Wright Flyer 1.

Entre l'ancêtre et la dernière folie de l'aéronautique, il y a évidemment 1 siècle de recherches mais aussi tout une gamme d'avions de différentes tailles et de différents poids. Depuis le petit Cessna bi-place qui peuple votre aérodrome local avec ses 750 kg jusqu'aux très classiques A320 de 77 tonnes, ou Boeing 737 de 66 tonnes. Une fois ces données assimilées, on comprend un peu mieux pourquoi la presse a tendance à s'enthousiasmer pour ce géant que représente l'A380.

*(Pour ceux qui auraient envie de me rétorquer qu'on vole aussi avec des engins ultra légers de type ULM, Deltaplane et autres parapentes, je précise simplement que la fédération française de vol libre affiche 31 000 licenciés, Air France revendique de son côté quelque 70 millions de passagers par an et toc!)

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 11:21

Merci à C.V. et S.P lecteurs de P'tits Riens pour leur question ! proposez la votre.

Sous ces aspects de question anodine, il s'agit là d'un véritable questionnement existentiel, sur lequel on retombe souvent notamment lorsqu'on essaie de se demander ce qu'il y a après la mort et si la réincarnation est possible. Combien d'être humains ont-il pu nous précéder et passer leur vie sur terre depuis l'apparition de l'Homme ?

Nous sommes actuellement plus de 6 milliards d'humains sur la planète. Un chiffre qui a toujours été en augmentation au fil des siècles. Et la tendance s'est toujours accélérée. A tel point d'ailleurs que certaines thèses farfelues circulent affirmant que la moitié des êtres humains qu'a pu compter la Terre sont vivants à ce jour !

C'est un peu exagéré, comme on va le voir...

Alors reprenons depuis le début... Et d'abord, où trouver le début ? C'est la première des difficultés du calcul. Qu'est ce qu'un homme? Quand est-on passé du singe à l'homme ? (c'est déjà assez compliqué comme ça pour ne pas avoir à compter les singes!) Bref, où placer Adam et Eve...

Il n'y a bien sûr pas de coupure franche entre le singe et l'homme, mais on estime l'apparition de l'Homo Sapiens Sapiens (dernière version déboguée en date paraît-il...) à environ 50 000 ans avant Jésus-Christ. Evidemment, l'INSEE n'existait pas à cette époque et pour la quasi-totalité de ces 52 000 ans d'existence, on ne dispose donc que d'estimations quant à la population de la terre, estimations qui vont parfois du simple au double...

Néanmoins, devant la récurrence de la question, les experts du « Population Reference Bureau » (un organisme d'études démographiques international) se sont quand même risqués à une estimation. Celle-ci fait encore référence, même si elle date de 2002 (on est plus à 5 ans de flou près)

Pour faire le calcul, impossible d'ajouter la population mondiale de chaque année, cette méthode conduirait à compter plusieurs fois les mêmes personnes, ou à ne pas compter certains bébés morts prématurément. Les experts démographes ont donc compté le nombre de naissances (ce qui permet au passage d'exclure Adam et Eve et ôte pas mal de soucis théologique...)

En partant des estimations de la population mondiale à différentes époques, ils ont calculé le nombre de naissances nécessaires pour passer d'une période à une autre.

Vous pouvez lire l'article complet ici.

Au final, 106 milliards d'être humains seraient nés sur la terre. Nous sommes près de 6% encore en vie, on est loin de la moitié, mais c'est quand même énorme après 50 et quelques milliers d'années d'existence.

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 19:35

Merci à B.M, lectrice de P'tits Riens pour sa question ! proposez la votre.

On a tous appris ça d'une manière où d'une autre, le sel empêche l'eau de geler. Dans ces conditions, l'eau de l'océan qui est fortement salée peut elle se figer en glace ?

Il est assez aisé de répondre à cette question en se souvenant de la banquise. Cette vaste étendue lisse et blanche est bel et bien le resultat du gel de l'océan. Pour preuve, la taille de la banquise arctique (autour du pôle nord) fluctue en fonction des saisons. Fin mars, elle atteint son extension maximale en reliant toutes les côtes nord du Canada, de l'Alaska et de la Russie avant de se rétracter pendant l'été.

Donc : l'eau de mer peut-elle geler ? Oui. Une fois ceci dit, on peut peut-être détailler. D'abord effectivement le sel(Chlorure de Sodium), retarde la formation de la glace, l'eau de mer gèle bien en deçà de zéro degré (aux alentours des -2° dans l'eau), car les ions contenus dans le sel (Na+ et Cl-) vont se figer sur les atomes d'hydrogènes et d'oxygènes des molécules d'eau gênant les liaisons qui permettent la formation de la glace (souvenez vous des flocons de neige). En dessous d'une certaine température, le sel ne fait plus effet.

Il existe un phénomène qui facilite la « prise » de la glace dans le milieu pourtant très remuant qu'est l'océan. C'est un phénomène qu'on connaît tous, tellement courant qu'on a oublié à quel point il était surprenant : la glace flotte. Ben oui, comme les glaçons dans un verre de pastis ! Ca nous semble naturel, pourtant connaissez-vous une autre matière qui devient plus légère en devenant plus dure. Alors que la plupart des matériaux se dilatent quand on les chauffe, l'eau se dilate également quand elle refroidit (en dessous de 4°). Occupant plus d'espace avec le même poids, elle devient moins dense que l'eau liquide, elle flotte. Miracle !

Miracle à plus d'un titre. En regroupant les molécules d'eau gelée à la surface, cela facilite la formation de la glace puis de la banquise. De plus, cela préserve toute la vie sous l'eau. Car la couche de glace qui se forme à la surface, isole le reste de la masse liquide dans laquelle les poissons peuvent passer l'hiver. Si la glace ne flottait pas, les lacs en hiver gèleraient du bas vers le haut, ils gèleraient sans doute entièrement, et l'on n'aurait autour de nous que des lacs sans vie. Tout ça parce que H2O a décidé de se dilater en refroidissant.

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 06:00

Il est des minutes dont je tairais le nom, pendant lesquelles l'esprit vagabonde. Qui ne s'est jamais demandé pendant combien de temps, ce petit rouleau rose, accroché au mur pouvait se dérouler ? Ne reculant devant aucun défi technique, P'tits Riens vous répond.

La taille standard semble être 20 mètres, mais certains fabricants proposent des rouleaux qui peuvent aller jusqu'à 40 mètres. Toute bonne ménagère vous dira qu'un adulte utilise en moyenne un rouleau par semaine, à l'année, chacun d'entre nous parcourt entre 1 et 2km de papier toilette. Ca laisse songeur, non ?

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 19:11

Qu’est ce que le mur du son ? Pourquoi cela crée un bruit assourdissant quand un avion le traverse ? Et pourquoi j’ai l’impression que ça se passe toujours au dessus de ma tête ?

En fait, la vraie question devrait être « pourquoi ça fait « bang » quand passe un avion qui a passé le mur du son ? ». Vous allez comprendre.

Voici un avion « à l’arrêt », moteur allumé qui émet des ondes sonores. Pour rappel, ces ondes sont des vibrations de l’air qui se propagent un peu comme des ronds dans l’eau, dans toutes les directions.


 

 


 



Voici le même avion qui se déplace à une vitesse inférieure à la vitesse du son. Du fait de son déplacement les cercles représentant les ondes sonores ne sont plus concentriques.


 

 


 

 

 


A Mach 1, autrement dit à la vitesse du son, l’avion rattrape les ondes sonores qu’il a émis lui même, le bruit qu’il émet maintenant se mêle au bruit qu’il a émis auparavant. Devant le nez de l’avion, il se crée alors une zone de perturbations, où toutes les ondes passées et présentes se confondent (sur le schéma, on peut voir que tous les cercles sont maintenant tangents)

C’est cela qu’on appelle le « mur du son », hé oui, ce n’est pas qu’une expression, cela a bel et bien une existence physique. D’ailleurs les premiers avions qui ont approché mach 1, on rencontré de vraies difficultés à passer ce cap. Les pilotes avaient du mal à conserver la maîtrise de leurs appareils au passage de ces perturbations phoniques.

Oui mais le bang alors ?

En fait, il n’y a pas un seul bang, il y a un « bang » pour chacun d’entre nous qui entend passer un avion qui se déplace plus vite que le son (avion supersonique qui a déjà franchi le mur du son). Le « bang » que nous entendons correspond au moment où la vague de sons mêlés nous parvient, c'est la ligne pointillée sur le schéma. Un observateur placé avant la ligne (au point a) n'entend pas l'avion même si celui-ci est déjà passé, un observateur en (b) après le « bang » entend le bruit de l'avion.

Donc non, ce n’est pas TOUJOURS au dessus de notre tête que ces satanés avions s’amusent à passer le mur du son !

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 09:05

Pour nous conseiller d'éteindre nos appareils électriques plutôt que de les mettre en veille, on nous dit fréquemment que ces équipements consomment davantage quand ils sont en veille que quand ils sont allumés. Comment cela est-il possible ?

« Si on n’y prend pas garde, [nos appareils électriques…] finissent par consommer davantage « éteints » qu’allumés. » (Source ademe.fr, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Ce qu’il faut comprendre, ce n’est pas qu’un téléviseur allumé consomme moins qu’un téléviseur éteint, mais bien que sur la durée, un téléviseur consomme moins d’électricité durant le temps où il fonctionne que durant le temps - plus long - où il est en veille.

C’est encore plus vrai pour les équipements qui sont peu utilisés en terme de temps. On donne souvent en exemple le magnétoscope qui, dit-on, peut aller « jusqu’à » consommer 90% de son énergie pendant sa phase « veille ».

Vérifions :

D’après les marques qui jouent la transparence, la consommation d’un magnétoscope est d’environ 20Wh en marche et de 4 Wh en veille. Il s’agit bien sûr de données constructeur mais cela donne un ordre d’idées.

Admettons que l’on enregistre tous les deux jours un film de 2h que l’on regarde le lendemain, soit deux heures d’utilisation quotidienne ce qui me semble déjà conséquent. Consommation en utilisation : 2h * 20Wh = 40 Wh

Consommation en veille : (24h-2) * 4 = 88 Wh soit environ 70% de sa consommation totale ! CQFD !

Voilà un bel exemple des économies d’énergies réalisables. Mais l’on peut nuancer. Concernant un magnétoscope, le temps entre la programmation et l’heure de l’enregistrement peut être considéré comme de la « veille utile », presque comme du temps d’utilisation. 

Pour les téléviseurs, on trouve sur le site officiel consodurable.org (dont le but est louable) le même type de calcul.

Consommation en utilisation : 80*3 = 240 Wh 

Consommation en veille : 15*21 = 315 Wh

Un calcul repris un peu partout, sauf que vérification faite sur le site de médiamétrie, dans les foyers français la télévision reste allumée en moyenne 5h30 par jour. Et dans ce cas-là, le téléviseur consomme d’avantage pendant la longue durée où il est allumé. Après, est-ce qu’il faut s’en réjouir ? Ca c’est une autre question existentielle dont je n’ai pas la réponse.

 

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 18:28

Dans l'espace, toute notion de haut et de bas perd de son sens, pourquoi dans ces conditions, on représente la terre de façon penchée quand on fabrique des globes terrestres, alors que par convention sur la plupart des cartes, le nord est en haut ?


Voici la terre :

C'est à n'y rien comprendre. Le nord géographique (autour duquel tourne la terre) que l'on symbolise toujours en haut sur les cartes est sensiblement décalé sur le côté sur le globe terrestre. L'axe des pôles n'est pas vertical mais incliné. Incliné de 23,45 degrés pour être précis.

Ne vous imaginez pas qu'on a voulu représenter le pôle magnétique (celui vers lequel pointe la boussole) sinon il faudrait mettre à jour chaque année le globe terrestre qui vous sert de lampe de chevet parce que le pôle magnétique lui n'attend pas, il se déplace de 40km par an environ.

En fait, l'inclinaison que l'on observe est calculée par rapport au soleil. On représente la terre de sorte que les rayons du soleil (à cette distance, on peut estimer qu'ils sont parallèles) la frappent exactement sur le côté.


Sans doute était-il plus facile de se représenter une terre penchée tournant à plat autour du soleil plutôt qu'une terre droite sur ses pôles, avec des rayons lumineux qui lui parviennent par le bas... ou par le haut, six mois plus tard, quand elle a fait un demi-tour du soleil.


Quand on comprend que la terre est penchée « par rapport » à l'arrivée des rayons du soleil, on comprend beaucoup de choses.

D'abord les saisons. L'été et l'hiver ne sont pas fonction de l'éloignement de la terre par rapport au soleil, sinon toutes les zones du monde seraient logées à la même enseigne et l'on sait que les saisons sont inversées au nord et au sud de l'équateur. L'été et l'hiver (et les autre saisons) sont fonction de l'inclinaison de la terre par rapport au soleil. Quand le pole nord penche vers le soleil, c'est l'été chez nous et 6 mois plus tard, la terre est toujours inclinée dans le même sens mais elle a tourner autour du soleil, elle présente maintenant le pôle sud vers soleil, et c'est l'hiver chez nous.


Autre conséquence, plus méconnue : on se rend compte que les tropiques du cancer et du capricorne n'ont pas été dessinés là par hasard. Curieusement, chacun d'eux est situé à 23°27'' de latitude, soit un angle de 23,45 degrés par rapport à l'horizon, tiens donc ? On retrouve la même inclinaison ! Et pour cause, les tropiques délimitent la zone où au moins une fois par an, le soleil frappe exactement à la verticale, comme vous pouvez le constater sur le schéma.


Même chose pour les cercles polaires arctique et antarctiques. Eux délimitent les zones où au moins une fois par an, on ne voit pas le soleil de la journée, C'est le cas par exemple du pôle nord sur le schéma un peu plus haut. Et devinez à combien de degrés se trouvent les cercles polaires par rapport à l'axe des pôles ? 23°27'' bref 23,45 degrés ! Hé oui encore une fois.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 08:50
Pourquoi, un jour, nos voisins d'Outre-Manche, ont-ils eut l'idée saugrenue de se mettre à rouler du mauvais côté de la route ? Les Anglais sont pourtant des gens respectables, qu'est ce qu'il leur a pris ?


D'abord, il faut savoir qu'il n'y a pas que les anglais qui roulent à gauche. Pas moins d'un tiers de la population mondiale roule de ce côté-là de la chaussée. Mais, effectivement, il s'agit pour la plupart d'anciens pays du Commonwealth, d'anciennes colonies anglaises parmi lesquelles, l'Inde et ses voisins, là peu près toute l'Océanie ainsi que le Sud-Est de l'Afrique. Vu la croissance démographique de certains de ces pays, ce sera peut-être bientôt nous qui roulerons du « mauvais côté » de la route.

Deux hypothèses coexistent, quant aux raisons de ces différences.

La première explique que cette drôle d'habitude qu'ont pris les anglais date de l'époque des chevaliers. De tous temps, les droitiers ont été largement majoritaires, les chevaliers portaient donc l'épée à gauche pour mieux pouvoir dégainer, et ils se sont mis naturellement à emprunter la gauche de la chaussée pour ne pas emmêler leurs armes quand ils se croisaient.

Mais cela n'explique pas pourquoi les français (et d'autres) ont dans le même temps choisi la droite.

C'est pourquoi j'aurais tendance à privilégier la seconde hypothèse. On sait que la droite a été officiellement choisie en France sous Napoléon. A cette époque, la circulation est surtout constituée de voitures à cheval. Et il y a une vraie différence de conception entre les véhicules anglais et français.

En France, le conducteur est assis sur l'un des deux chevaux, il tient les rênes par la main droite censée être plus forte, il se tient donc sur le cheval de gauche et préfère rouler à droite pour ne pas risquer de se faire écraser si l'attelage verse au fossé.

Le conducteur anglais se tient lui sur un fauteuil central en haut du coche. Et là encore le risque, c'est le fossé. Il préfère donc rouler à gauche parce qu'il lui est alors plus facile de se remettre au centre en s'aidant de son bras le plus fort, le droit.

Tout cela n'a plus lieu d'être mais les habitudes demeurent. La conduite à gauche, c'est un peu comme une drogue, il n'est pas possible d'arrêter progressivement. La moindre rechute de quelques automobilistes aurait des conséquences dramatiques. Ce qui amène d'ailleurs un nouveau p'tit rien qui n'a pas fini de me tracasser : Comment circule-t-on à la frontière terrestre entre un pays qui roule à gauche et un autre qui roule à droite ? Et le cas n'est pas rare.

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